Traditionnellement, les habitants de Socotra s’appuyaient sur des sources naturelles, des puits, des nappes phréatiques peu profondes et la collecte des eaux de pluie pour couvrir leurs besoins quotidiens. Mais depuis quelques décennies, les précipitations deviennent plus rares, plus irrégulières et souvent plus violentes. Les épisodes de sécheresse s’intensifient, tandis que les cyclones tropicaux — autrefois exceptionnels — frappent désormais l’archipel avec une fréquence et une intensité croissantes, provoquant inondations, érosion des sols, et salinisation des nappes.
De nombreuses communautés rurales se retrouvent contraintes de parcourir de longues distances pour collecter une eau souvent insalubre, avec des conséquences directes sur la santé et la sécurité alimentaire.
Les changements climatiques exacerbent aussi les inégalités : les populations les plus isolées, les plus pauvres ou dépendantes d’activités pastorales et agricoles sont les premières affectées. La raréfaction de l’eau remet en question la résilience des écosystèmes et la survie de certaines cultures vivrières.
Dans ce contexte, plusieurs pistes doivent être envisagées : la mise en place de systèmes de collecte et de stockage de l’eau de pluie plus efficaces, le renforcement des savoir-faire locaux en matière de gestion durable de l’eau, le développement de solutions techniques décentralisées (désalinisation solaire, filtres, etc.).